
Loi loi dite "Loi Fabius" de février 2001 avait instauré un nouvel outil de gestion de l'épargne salariale à long terme (dix ans et plus). La loi "Fillon" sur les retraites d'août 2003 a rebaptisé cet outil le PERCO (Plan d'Epargne Retraite COllectif) sans en changer fondamentalement le contenu.
Le PERCO est un outil d'épargne diversifié permettant aux salariés de se constituer une épargne à long terme et bénéficiant d'un régime fiscal et social attrayant.
Le PERCO ne peut être mis en place dans une entreprise qu'en complément d'un PEE ou d'un PEI dans la mesure où il ne peut être mis en place que si les bénéficiaires ont la possibilité d'opter pour un plan de plus courte durée.
Le PERCO doit être obligatoirement conclu par accord collectif négocié (excluant la décision unilatérale, l'accord avec le CE ou le référendum).
Les entreprises ou les groupes constituant ou non une Unité Économique et Sociale (UES) peuvent mettre en place un PERCO.
Le règlement du PERCO doit être déposé à la Direction Départementale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle.
Selon les entreprises, l'ancienneté requise peut varier, mais ne peut être supérieure à 3 mois.
L'épargne disponible est bloquée jusqu'au départ en retraite et est déblocable, à cette date, sous forme de capital ou de rente (si ce choix est explicitement prévu dans l'accord). Des cas de déblocage anticipé ont été prévus par la loi mais moins nombreux que pour le PEE/PEI :
Le PERCO peut recueillir des sommes provenant de :
Le sommes investies dans le PERCO sont affectées à l'acquisition de :
Les supports financiers proposés doivent obligatoirement offrir au moins 3 profils de gestion différents.
L'abondement versé par l'employeur est exonéré de charges sociales mais supporte la CSG et la CRDS su 97 % de son montant. Il entre dans la limite fiscale de 8 % de la rémunération annuelle.
Les revenus réinvestis dans le PERCO et les plus-values sont exonérés d'impôt sur le revenu mais soumis aux prélèvements sociaux.
Tous les salariés quittant l'entreprise reçoivent un état récapitulatif de l'ensemble des sommes et valeurs mobilières épargnées ou transférées au sein de l'entreprise. Ces états sont regroupés dans un livret d'épargne salariale.